École / établissementRepérage, écoute, observation, transmission et prévention.
CRIPRecueille et traite les informations préoccupantes au niveau départemental.
Procureur de la RépubliqueIntervient dans les situations les plus graves ou nécessitant une protection judiciaire immédiate.
119Allô enfance en danger : gratuit, 24h/24 et 7j/7.
Ces exemples vous permettent d’identifier les réflexes professionnels. Dans Oraloo, vous pouvez ensuite approfondir les notions et vous entraîner à répondre à des situations avec relances du jury IA.
1Qu’est-ce que la protection de l’enfance ?
Elle vise à garantir la sécurité, la santé, le développement et les besoins fondamentaux des mineurs en danger ou en risque de l’être.
Point de vigilance : Ne pas réduire la protection de l’enfance aux seules maltraitances physiques.
2Quel est le rôle de l’École dans la protection de l’enfance ?
Repérer les signes de danger, écouter la parole de l’élève, transmettre les informations préoccupantes ou signalements nécessaires et contribuer à la prévention.
Point de vigilance : Tous les personnels ont une responsabilité de vigilance.
3Qu’est-ce qu’une information préoccupante ?
C’est une information transmise à la cellule de recueil des informations préoccupantes lorsqu’un mineur est en danger ou risque de l’être et qu’une évaluation de sa situation est nécessaire.
Point de vigilance : Elle ne suppose pas d’avoir la preuve complète d’une maltraitance.
4Qu’est-ce que la CRIP ?
La cellule de recueil des informations préoccupantes, placée sous l’autorité du président du conseil départemental, recueille, analyse et traite les informations préoccupantes concernant les mineurs.
Point de vigilance : Ne pas la confondre avec l’autorité judiciaire.
5Quand faut-il saisir le procureur de la République ?
Dans les situations les plus graves, notamment lorsqu’un enfant est en danger grave nécessitant une protection immédiate ou lorsque des faits pénalement répréhensibles particulièrement caractérisés sont suspectés.
Point de vigilance : La gravité et l’urgence doivent être immédiatement identifiées.
6Quelle différence entre information préoccupante et signalement judiciaire ?
L’information préoccupante vise principalement l’évaluation et la protection administrative via le département ; le signalement judiciaire concerne les situations graves ou nécessitant l’intervention de l’autorité judiciaire.
Point de vigilance : Ne pas employer les deux termes comme synonymes.
7Que faire si un élève vous dit qu’il subit des violences ?
L’écouter calmement, le remercier de sa confiance, recueillir ses paroles sans mener d’enquête, noter fidèlement les éléments utiles et transmettre sans délai aux personnes compétentes.
Point de vigilance : Ne pas promettre de garder le secret.
8Faut-il poser beaucoup de questions à l’enfant ?
Non. Il faut laisser parler l’enfant avec des questions ouvertes limitées à ce qui est nécessaire pour comprendre l’urgence et éviter toute investigation personnelle.
Point de vigilance : L’enseignant n’est ni enquêteur ni magistrat.
9Peut-on promettre à un élève de ne rien dire ?
Non. Il faut expliquer que certaines informations doivent être transmises à des adultes compétents pour assurer sa protection.
Point de vigilance : La confiance ne doit pas empêcher la protection.
10Faut-il prévenir les parents avant une transmission ?
Cela dépend de la situation. Informer la famille peut être pertinent, mais il ne faut jamais le faire si cela risque d’aggraver le danger, de compromettre la protection ou de mettre l’enfant en difficulté.
Point de vigilance : Ne pas confronter automatiquement la famille.
11Que faire si le danger semble immédiat ?
Prioriser la sécurité de l’enfant, alerter immédiatement la direction et les services compétents et, selon la situation, les secours ou les forces de sécurité.
Point de vigilance : Ne pas attendre une réunion ultérieure.
12Quel est le rôle du 119 ?
Le 119 Allô enfance en danger est le service national d’accueil téléphonique de l’enfance en danger, gratuit et accessible 24h/24, 7j/7.
Point de vigilance : Le 119 peut conseiller, orienter et recueillir des informations préoccupantes.
13Un enseignant peut-il contacter directement le 119 ?
Oui. Le 119 est accessible aux enfants, aux familles, aux professionnels et à toute personne préoccupée par la situation d’un mineur.
Point de vigilance : Ne pas penser qu’il est réservé aux familles.
14Que faire si vous avez seulement un doute ?
Recueillir les faits observés, en parler aux professionnels compétents de l’établissement ou de l’école et utiliser les circuits prévus pour évaluer la situation.
Point de vigilance : Ne pas attendre d’avoir une certitude absolue.
15Quels signes peuvent alerter ?
Changements de comportement, blessures inexpliquées, propos inquiétants, peur inhabituelle, négligence, absentéisme, fatigue, repli ou rupture brutale dans les apprentissages peuvent constituer des signaux parmi d’autres.
Point de vigilance : Un signe isolé ne suffit pas toujours à conclure.
16Comment rédiger une transmission ?
Décrire précisément les faits observés, les paroles exactes de l’enfant lorsqu’elles sont connues, les dates, le contexte et les actions déjà menées, sans interprétation excessive.
Point de vigilance : Distinguer faits, propos rapportés et hypothèses.
17Comment respecter la confidentialité ?
Ne partager l’information qu’avec les professionnels habilités et uniquement dans la mesure nécessaire à la protection de l’enfant.
Point de vigilance : Protection ne signifie pas diffusion générale de l’information.
18Quel rôle pour les personnels sociaux et de santé ?
Ils apportent une expertise essentielle pour accueillir l’élève, évaluer la situation, conseiller les personnels, accompagner la famille et orienter vers les dispositifs de protection.
Point de vigilance : Ne pas se substituer à leur expertise.
19Que faire après la transmission ?
Continuer à accueillir l’élève normalement, rester attentif à sa sécurité et à son bien-être et respecter le cadre de confidentialité.
Point de vigilance : Éviter d’interroger régulièrement l’élève sur l’avancée de la procédure.
20Comment montrer au jury une posture professionnelle face à une situation de danger ?
En plaçant immédiatement la protection de l’enfant au premier plan, en restant factuel, en n’enquêtant pas soi-même et en mobilisant sans délai les circuits institutionnels adaptés.
Point de vigilance : Le jury attend une réponse opérationnelle et sécurisante.
« L’enfant vous demande de ne rien dire. Que faites-vous ? »Vous devez expliquer que la protection prime sur la promesse de secret.
« Vous n’êtes pas certain que l’enfant dit vrai. Transmettez-vous ? »Le professionnel transmet des éléments préoccupants ; il ne mène pas l’enquête.
« Prévenez-vous immédiatement les parents ? »La réponse dépend du risque pour l’enfant et de la possibilité de compromettre sa protection.
« Qui contactez-vous précisément ? »Le jury vérifie votre connaissance du circuit CRIP / autorité judiciaire / 119.
1ÉcoutezAccueillez calmement la parole sans jugement.
2Ne menez pas d’enquêteQuestions ouvertes limitées, sans suggestion ni confrontation.
3ConsignezNotez les faits et, lorsque possible, les paroles exactes de l’enfant.
4TransmettezMobilisez sans délai les circuits prévus selon la gravité.
5Continuez à protégerAccueillez l’élève normalement, respectez la confidentialité et restez vigilant.
Cette page vous donne les repères essentiels. Dans Oraloo, vous pouvez ensuite approfondir les notions, vous entraîner à répondre à des situations de danger, gérer les relances du jury IA et recevoir l’analyse du Coach IA.
Quelle différence entre information préoccupante et signalement ?
L’information préoccupante est transmise au département via la CRIP afin d’évaluer une situation de danger ou de risque de danger. Le signalement judiciaire concerne notamment les situations les plus graves ou urgentes.
Qu’est-ce que la CRIP ?
La cellule de recueil des informations préoccupantes est placée sous l’autorité du président du conseil départemental et reçoit les informations concernant les mineurs en danger ou en risque de l’être.
Le 119 est-il réservé aux enfants ?
Non. Le 119 est accessible aux enfants, familles, professionnels et à toute personne préoccupée par la situation d’un mineur.
Faut-il avoir des preuves avant de transmettre ?
Non. Le rôle du professionnel est de transmettre des faits ou éléments préoccupants ; l’évaluation approfondie relève des services compétents.
Faut-il toujours prévenir les parents ?
Non. L’information de la famille doit être appréciée au regard de la sécurité de l’enfant et ne doit jamais compromettre sa protection.
Combien de contenus sont disponibles dans Oraloo ?
Tous concours confondus, Oraloo propose actuellement 365 questions, 1 460 relances et 230 situations professionnelles, réparties et adaptées selon le concours préparé.